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Le Groupe intergouvernemental de coordination du Système d’alerte aux tsunamis et autres risques côtiers dans la mer des Caraïbes et les régions adjacentes a tenu sa sixième session (GIC/CARIBE-EWS-VI) du 26 au 29 avril 2011 à Saint-Domingue (République d

Ont assisté à GIC/CARIBE-EWS-VI (26-29 avril 2011) 18 pays de la région des
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Caraïbes, avec 70 participants, et 3 organisations (PNUD, CDEMA et OMM), représentées par des observateurs. Principales questions examinées à la session : création, à Porto Rico, d’un centre d’alerte aux tsunamis dans les Caraïbes (CTWC) et, à la Barbade, d’un centre d'information sur les tsunamis dans les Caraïbes (CTIC), et enseignements tirés de l’exercice d’alerte aux tsunamis CARIBE WAVE 11 et de son compte rendu.

Le Groupe a mis en exergue le large éventail des participants à l’exercice CARIBE WAVE 11 : outre 35 pays et territoires, 28 organismes privés locaux, qui ont soumis des comptes rendus, 188 établissements scolaires et 130 entités privées (hôtels, exploitants de ports, médias). Dans l’ensemble, les participants ont tous exprimé leur satisfaction, la plupart des objectifs de l’exercice ayant été atteints. L’exercice a été utile car il a permis de déterminer les lacunes du système. Le GIC a décidé de procéder à un nouvel exercice en mars.

S’agissant du CTWC, les États-Unis ont rappelé que l’on avait adopté une démarche graduelle. Le GIC a noté les progrès réalisés par les États-Unis dans ce processus de création par étapes et décidé d’accepter la proposition de la République bolivarienne du Venezuela et le Nicaragua d’élaborer le mandat d’un centre de secours qui sera créé tandis que l’exécution des plans établis par les États-Unis avançait.

Un voyage sur le terrain a conduit les participants à Matancita, village détruit par le tsunami de 1946 qui met en œuvre, au niveau de la population, des plans de réponse aux tsunamis. Les délégués ont pu interroger les survivants du tsunami et échangé des vues avec eux.

Le GIC a noté les progrès réalisés quant à l’initiative de l’UNESCO relative à l’état de préparation d’Haïti aux risques côtiers. Il a décidé de tenir en mars 2012 sa septième session, que Curaçao a généreusement offert d’accueillir. Trinité-et-Tobago a offert d’accueillir la huitième session en 2013.

Trois jours après le séisme du 11 mars 2011 au large de la côte Pacifique du Tohoku au Japon

Trois jours après le séisme dévastateur de magnitude 8,9 au large de la côte Pacifique du Tohoku, le monde entier a découvert le terrible spectacle de mort et de destruction laissé par le tsunami, qui nous rappelle la force meurtrière de l’océan. Nous avons tous été bouleversés par ces images largement diffusées. La COI adresse ses condoléances au peuple japonais et s’engage à poursuivre ses efforts pour coordonner la mise en œuvre des systèmes d’alerte aux tsunamis et leur amélioration dans le monde entier.traveltimes_japan

L'épicentre du tremblement de terre qui a frappé le 11 mars à 546 Z était situé à environ 130 km à l'est de la côte de la préfecture de Miyagi. L'Office météorologique japonais (JMA) a estimé la magnitude du séisme à 9,0, le 4e de cette ampleur depuis 1900. Des centaines de répliques ont suivi la principale secousse, beaucoup d’entre elles dépassant la magnitude 6.

La première vague du tsunami a atteint la côte la plus proche de l'épicentre environ 15 minutes après le séisme, d'autres vagues, d'une hauteur de 10 mètres et plus par endroits, se sont succédé pendant plusieurs heures. Des communautés entières ont été emportées et de nombreuses infrastructures détruites.

Le tsunami s'est propagé vers l'est dans l'océan Pacifique et les premiers bulletins régionaux sur le tsunami ont été diffusés par le Centre consultatif sur les tsunamis dans le Pacifique Nord-Ouest (NWPTAC) dirigé par le JMA et par le Centre d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC) à 0555Z. Les bouées DART (Système d'évaluation et d'enregistrement des tsunamis en mer profonde) proches du Japon se sont déclenchées et une vague de 1,08 m a été enregistrée à la bouée DART21418 à 0619Z, confirmant l'existence d'un tsunami de grande ampleur et sa propagation vers l'Est.

Les cartes diffusées par le Centre d'alerte aux tsunamis de la côte Ouest et de l'Alaska (WCATWC) sur la vitesse de propagation du tsunami et sa puissance donnent une première estimation du temps mis par le tsunami pour traverser l'océan et de la direction de l'énergie de l’onde.

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L’UNESCO organise un atelier de formation sur le développement de procédures opérationnelles normalisées dans la chaîne d’alerte aux tsunamis en Haïti

sophaiti3Un atelier de formation à l’élaboration de procédures opérationnelles normalisées pour les alertes aux tsunamis et les interventions d’urgence s’est déroulé du 10 au 11 mars 2011 à Port-au-Prince en Haïti. L’atelier a réuni plus de 80 participants, parmi lesquels se trouvaient des représentants des institutions formant la chaine d´alerte aux tsunamis, c’est-à-dire le Service Maritime et de Navigation d´Haïti (SEMANAH), le Bureau des Mines et de l´Energie (BME), la Direction de la Protection Civile (DPC) et le Centre National de Météorologie (CNM).

Mr Bechir Lamine, le représentant de l´UNESCO à Port-au-Prince a souligné le rôle de l´UNESCO comme plateforme intersectorielle entre l´éducation, la culture, la science et la communication pour la réduction des risques aux tsunamis. Le Ministre de l´Intérieur, Mr Paul Antoine Bien-Aimé, a rappelé l´importance d´intégrer le tsunami dans la liste des risques susceptibles de frapper Haïti, en plus des tremblements de terre, des inondations et des cyclones.

«  Il faut noter que les plus grandes villes d´Haïti sont des villes côtières. Par ailleurs, Haïti se trouve entre deux zones de subduction - une au nord et l’autre au sud - qui représentent des sources potentielles de tsunamis, a déclaré Mr Bechir Lamine. Comme il s´agit des événements peu fréquents, les tsunamis sont souvent exclus des programmes de réduction des risques. Néanmoins, ils peuvent affecter sérieusement des zones côtières et des actions de prévention doivent faire partie d´un programme intégral de réduction des risques. »

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Atelier de formation sur l’Emergency Managers Weather Information Network (EMWIN) 21-25 février 2011, San Juan (États-Unis)

emwin2Un atelier de formation sur l’Emergency Managers Weather Information Network (Réseau d'information météorologique pour les gestionnaires des situations d'urgence) (EMWIN) s’est tenu du 21 au 25 février 2011 à Porto Rico (États-Unis) avec la participation des services nationaux de météorologie et d’hydrologie, des agences de gestion des situations d’urgence et d’autres entités concernées d’Amérique centrale et des Caraïbes. L’invitation à cette formation avait été diffusée auprès des Points focaux pour l’alerte aux tsunamis et des contacts nationaux pour les tsunamis du Groupe GIC/CARIBE-EWS. L’atelier a réuni des participants venant d’Anguilla, Antigua, les Bahamas, la Barbade, les Bermudes, le Costa Rica, El Salvador, l’Équateur, Haïti, les Îles Caïmanes, le Mexique, le Nicaragua, le Panama, la République dominicaine, Sainte-Lucie et Porto Rico.

Le Service météorologique national (NWS) de la NOAA gère le programme EMWIN, qui diffuse un flux d’informations via les satellites GOES de la NOAA et sur Internet. Le flux d’information fournit divers outils d’alerte et produits météorologiques aux organismes de gestion des situations d’urgence, de manière rapide et fiable. Le réseau EMWIN a entre autres avantages d’être sans frais ni coûts de fonctionnement permanents, et de ne nécessiter qu’un matériel de base peu coûteux et d’utilisation aisée. Il est vivement recommandé de l’utiliser comme méthode de communication complémentaire dans les opérations d’alerte aux tsunamis.

En relation avec l’atelier, la NOAA prévoit de déployer des stations du réseau EMWIN dans toute la région des Caraïbes et de l’Amérique centrale. Cette activité est financée dans le cadre d’un accord interinstitutions entre le Service météorologique national (NWS) de la NOAA et le Bureau du Gouvernement américain pour l’assistance étrangère en cas de catastrophe (OFDA) de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Lien vers un extrait de journal télévisé (en espagnol)

http://www.facebook.com/video/video.php?v=156172941103985

Formation ComMIT au Mozambique du 14 au 18 février 2011

 

comitmaputo2Dans le cadre de l’initiative des Nations Unies « Renforcement des capacités d’alerte aux tsunamis des États membres de l’océan Indien », coordonnée par le l’ONU/SIPC, un stage de formation sur le logiciel de modélisation numérique des tsunamis ComMIT/MOST s’est tenu à Maputo du 14 au 18 février 2011. À l’invitation de la Commission océanographique intergouvernementale, Diana Greenslade (Bureau de la météorologie, Australie) et Chris Chamberlain (NOAA, États-Unis) ont dirigé ce stage avec succès. D’une durée d’une semaine, celui-ci a réuni 18 participants appartenant à huit institutions du Mozambique spécialisées dans des domaines apparentés (INAM, INGC, INAHINA, DNG, CVM, UEM, KULIMA et FOCO). Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Seddoh, représentant p.i. de l’UNESCO à Maputo, a souhaité la bienvenue aux participants et souligné l’importance de cette formation compte tenu du risque d’inondations côtières par des tsunamis et des cyclones tropicaux le long des 3 000 km du littoral mozambicain.comitmaputo
Selon la formule bien établie, le stage comprenait trois grands volets : exposés, travaux pratiques et enfin présentation des études de cas réalisées par les participants. La première journée a été réservée à une présentation générale du système de gouvernance international, et à un rappel de mécanismes élémentaires tels que la formation des tsunamis, la propagation de la houle, ou encore les inondations côtières. Les principes fondamentaux de la théorie de la houle et ses équations, ainsi que les conversions numériques correspondantes et les méthodes de modélisation utilisées par le modèle MOST ont aussi fait l’objet d’exposés détaillés. Les deuxième et troisième journées ont été consacrées à l’étude des différentes fonctions de l’interface du modèle ComMIT, notamment de celles qui permettent de lancer des exécutions distinctes du modèle pour des magnitudes sismiques variables et des sources différentes dans l’océan Indien. Pendant la deuxième partie du stage, les participants se sont penchés sur les études de cas assignées à chacun, dont ils ont présenté les conclusions le dernier jour du stage.

 

ComMIT/MOST training workshop 6-10 December 2010, Moroni, Union of the Comoros

comoros2A training workshop on how to use the ComMIT/MOST tsunami digital modelling software was held from 6 to 10 December 2010 in Moroni. It was most probably the first ComMIT training workshop in a French-speaking area. The instructors were Narcisse Zahibo and Bernard Dudon from the University of the Antilles in French Guiana, mandated by UNESCO. Fifteen people, all of whom were Comorians from different activity sectors (the Civil Aviation and Meteorological Authority, the Volcano Observatory, the Hydrological Service, civil society players, non-governmental organizations (UNDP), etc.), took part in the workshop. The opening ceremony was honoured by the presence of the Minister of Transport, Mr Hassane Assoumane, whose address underlined the importance given by Comorian authorities to the mitigation of natural threats facing their islands. It should also be highlighted that the beginning of the workshop coincided with the inauguration of the first radar tide gauge funded by UNESCO which was installed in the Moroni port. All workshop participants attended the inauguration ceremony.

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The workshop comprised three facets: theory, practice and lastly the presentation of participants’ work on case studies which they had to perform during the workshop. All tsunami features, from generation to coastal flooding, including concepts of risk management (mitigation, assessment and warning) were outlined at the start of the workshop. Historical data on tsunamis and more specifically the impact of the 2004 Indian Ocean tsunami on the coasts of the Union of the Comoros was examined. This was followed by a presentation of long ocean wave propagation equations and their digital modelling by the MOST method. The second day of the workshop addressed all the features of the ComMIT interface, how to use the locally installed server containing the different sources of the Makran and Indian Ocean region, and how to construct different nested grids. Each participant then worked on a case study on which a formal presentation was made, during which we took note of their quick grasp of the ComMIT/MOST modelling tool.

All participants expressed the need to strengthen and increase their command of this tool in order to use it in specific tsunami risk assessment projects for the Union of the Comoros.

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